lunes, 18 de agosto de 2014
Le texte et le discours
Benveniste travaille à distinguer le « discours », ou le « texte », de la « phrase ». Un discours n’est pas une superphrase, c’est un « énoncé » et un énoncé a un auteur : quelqu’un parle. C’est ainsi que Benveniste pose les bases d’une nouvelle linguistique, celle de l’« énonciation » qui, par exemple, va s’intéresser de près au jeu des pronoms, des démonstratifs, des marques temporelles. Ces mots ont en commun de dépendre d’un « sujet » énonciateur : le contenu du pronom « je » dépend de qui le prononce et comment il le fait ; le contenu du mot « demain » dépend du jour où l’énonciateur parle, etc.
Encore une fois, ce développement se produit aussi en Angleterre, dans la philosophie du langage de John Austin. Mais Benveniste ne lui doit rien. Cette sensibilité aux faits contextuels, volontairement négligés par la linguistique saussurienne et par tous les formalistes ultérieurs, vaudra à Benveniste de dialoguer avec les anthropologues (il fonde la revue L’Homme avec Claude Lévi-Strauss), ainsi qu’avec les philosophes et les historiens des sociétés anciennes. « Le discours, écrit-il, c’est le langage mis en action. » Benveniste est à l’origine de la création d’une école d’analyse du discours encore très active en France en 2007.
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