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domingo, 24 de agosto de 2014
martes, 19 de agosto de 2014
L'ÉNONCIATION en LINGUISTIQUE
Principes : si l'on prend un énoncé quelconque, une phrase extraite d'un dialogue, ou de n'importe quel texte, l'énonciation, c'est tout ce qui est en plus de l'énoncé, du message brut, tout ce qui en fait un acte de communication. Il y a le message d'une part, l'énoncé, et il y a d'autre part dans l'énoncé et en plus de lui la présence de celui qui envoie le message, l'énonciateur. On oppose (distingue) énonciation et énoncé comme on oppose fabrication à fabriqué : on étudie l'acte à travers son résultat.
Un énoncé quelconque comporte souvent des éléments qui renvoient aux circonstances de son énonciation, qui les reflètent, les réfléchissent : on parle alors de la réflexivité du langage.
Quand on étudie un énoncé quelconque, quels sont ces éléments qui sont en liaison avec la situation, et qui ne sont compréhensibles que par rapport à l'acte d'énonciation ?
DÉFINITIONS
Les termes qui reflètent l'acte d'énonciation sont appelés des embrayeurs parce que ce sont eux qui entraînent, qui relient le sens de l'énoncé à la situation. Et ce qui renvoie à la situation est qualifié de déictique. Tout ce qui est déictique, tout ce qui relève de la situation d'énonciation, se rapporte à ces trois paramètres : moi / ici / maintenant. Tout tourne autour de moi, le locuteur, qui me trouve forcément à un endroit donné, ici, et dans un temps qui est le présent vrai. Ce sera là la base de notre étude.
Au contraire, un terme qui renvoie à ce qui a été dit auparavant dans le discours est qualifié d'anaphorique ; un pronom relatif par exemple est systématiquement anaphorique ; un pronom personnel peut être anaphorique ou déictique). Un terme qui trouve son référent dans la suite du discours est qualifié de cataphorique : Elle est arrivée, Julie ? [elle est défini par Julie]
3ème niveau : des termes qui se définissent par eux-mêmes, qui renvoient à des connaissances extérieures, et cela suffit à leur donner leur référent ; c'est le cas des noms propres, et d'expressions complètes, pour lesquelles on parle de référence absolue :
Le Cid / Rodrigue / Victor Hugo fut inhumé au Panthéon en 1885. [noms propres / titres / dates]
Aucun problème de reconnaissance pour le personnage ou le titre dont je parle, quelle que soit la phrase où j'utilise ce nom ou cette expression ; pas plus que pour le Panthéon ou pour la date.
lunes, 18 de agosto de 2014
Les Indice de L'Enonciation
LES INDICES DE L'ENONCIATION
Tout message est émis dans une situation de communication donnée. Mais pour comprendre certains messages, il est nécessaire de connaître cette situation de communication, d'identifier certains paramètres. D'autres énoncés, au contraire, sont compréhensibles, interprétables même si l'on ne connaît pas cette situation.On appelle indices de l'énonciation les traces dans le message ( i.e.l'énoncé) de la situation de communication.
| L'énoncé 1 :ne porte aucune marque de son énonciation. Il n'est pas besoin de savoir où, quand et par qui il a été écrit pour le comprendre. | Le 4 mai 1968, Albert écrivit à Jeanne pour lui fixer un rendez-vous le lendemain avec leur ami Pierre, dans la villa qu'il avait louée à Nice. |
| Les énoncés 2 et 3 :ne sont compréhensibles par celui qui les reçoit que s'il peut identifier : | Je te retrouverai ici demain. Passe-moi le rouge. | |
| - la personne qui parle ou écrit : Qui est derrière ce "je" ? et s'il s'identifie comme récepteur ou destinataire du message ("te" explicite ou "toi" impliqué par l'impératif);- le lieu où parle ou écrit l'émetteur : "ici" = le lieu où "je" parle; - le moment où parle ou écrit l'émetteur (énonciateur) : "aujourd'hui" = le jour où "je" parle ; - que s'il connaît le contexte situationnel : Qu'est le rouge en question ? Du vin, un stylo ou un cosmétique... | ||
Emile Benveniste
Émile Benveniste est l’un des plus grands linguistes, de réputation internationale, du XXe siècle. Fondateur de la linguistique de l’énonciation, mais pas uniquement, il nous a laissé une œuvre qui fait partie des références majeures en linguistique et qui, au-delà des frontières disciplinaires, a fortement marqué les sciences humaines.
Né le 27 mai 1902 à Alep en Syrie au sein d’une famille juive polyglotte, Ezra Benveniste émigre en France en 1913 et devient élève à l’École rabbinique de France de la rue Vauquelin à Paris (« Séminaire israélite de France »). En 1918 il intègre l’École pratique des hautes études (EPHE) où il sera en contact avec les deux plus grands néo-grammairiens français de l’époque, Antoine Meillet et Joseph Vendryès : il suit les cours du premier et sous la direction du second il soutient en 1920 son diplôme d’études supérieures sur Les futurs et subjonctifs sigmatiques du latin archaïque, puis obtient l’agrégation de grammaire en 1922. Cette même année, il s’inscrit à l’École des Langues Orientales et enseigne ensuite au collège Sévigné de 1922 à 1924.
http://www.leslyriades.fr/
Né le 27 mai 1902 à Alep en Syrie au sein d’une famille juive polyglotte, Ezra Benveniste émigre en France en 1913 et devient élève à l’École rabbinique de France de la rue Vauquelin à Paris (« Séminaire israélite de France »). En 1918 il intègre l’École pratique des hautes études (EPHE) où il sera en contact avec les deux plus grands néo-grammairiens français de l’époque, Antoine Meillet et Joseph Vendryès : il suit les cours du premier et sous la direction du second il soutient en 1920 son diplôme d’études supérieures sur Les futurs et subjonctifs sigmatiques du latin archaïque, puis obtient l’agrégation de grammaire en 1922. Cette même année, il s’inscrit à l’École des Langues Orientales et enseigne ensuite au collège Sévigné de 1922 à 1924.
http://www.leslyriades.fr/
Discours et subjectivité
La subjectivité, en tant que notion, suggère ce qui a rapport à la personnalité du sujet parlant, à ses impressions, à son affinité, à ses états de conscience.
Benveniste voit dans cette notion "l'unité psychique qui transcende la totalité des expressions qu'elle assemble, et qui assure la permanence de la conscience" 1966: 260). La subjectivité est donc la capacité du locuteur à se poser comme sujet (Ibid :269).
Suivant le raisonnement de Benveniste, subjectivité et langage sont intimement liés. Le langage, dit-il, est la "possibilité de la subjectivité" qui en constitue "une propriété fondamentale" (263).
K-Orecchionni est aussi de cet avis, qui croit qu'"aucun lieu langagier n'échappe à l'emprise de la subjectivité" (: 117). La même idée se retrouve chez Ricoeur pour qui le langage est un mode d'être dans l'être" (1969:261).
La subjectivité parait ainsi inhérente à l'exercice même du "langage qui contient toujours les formes linguistiques appropriées à son expression" (Benveniste 1966: 263).
La subjectivité chez benveniste
La «subjectivité» dont nous traitons ici est la capacité du locuteur à se poser comme «sujet». Elle se définit, non par le sentiment que chacun éprouve d'être lui-même (ce sentiment, dans la mesure où l'on peut en faire état, n'est qu'un reflet), mais comme l'unité psychique qui transcende la totalité des expériences vécues qu'elle assemble, et qui assure la permanence de la conscience. Or nous tenons que cette «subjectivité», qu'on la pose en phénoménologie ou en psychologie, comme on voudra, n'est que l'émergence dans l'êtred'une propriété fondamentale du langage. Est «ego» qui dit «ego». Nous trouvons là le fondement de la «subjectivité», qui se détermine par le statut linguistique de la «personne».
Cette thèse selon laquelle l'activité langagière est constitutive du sujet pensant précise sans la détruire la définition de la subjectivité chez Kant notamment dans L'Anthropologie:
Posséder le Je dans sa représentation: ce pouvoir élève l'homme infiniment au-dessus de tous les autres êtres vivants sur la terre. Par là, il est une personne; et grâce à l'unité de la conscience dans tous les changements qui peuvent lui survenir, il est une seule et même personne [...] et ceci, même lorsqu'il ne peut pas dire Je, car il l'a dans sa pensée; ainsi toutes les langues, lorsqu'elles parlent à la première personne, doivent penser ce Je, même si elles ne l'expriment pas par un mot particulier. Car cette faculté (de penser) est l'entendement. (E. Kant, Anthropologie du point de vue pragmatique [introduction et trad. par M. Foucault], Paris, Vrin, 2008 [1798], p. 89.)
source
Benveniste et les trois temps dans l'énonciation
Émile Benveniste procède en trois temps. Il s'intéresse d'abord àl'usage particulier des pronoms personnels singuliers et des déictiques au sein de l'énonciation, puis aux notions véhiculées par le rapport humain au temps physique et chronique. Enfin, l'auteur peuttraiter des spécificités du temps linguistique et de la manière dont, à l'écrit, s'effectue de nouveau la jonction avec le temps chronique.
1. L'usage des pronoms personnels singuliers et desdéictiques au sein de l'énonciation
L'usage de "je" discrimine le locuteur vis-à-vis de l'interlocuteur. À chaque fois, ce terme, toujours identique, ne renvoie pourtant jamais au même énoncé, puisqu'ilpermet "l'insertion du locuteur dans un moment nouveau du temps et dans une texture différente de circonstances et de discours" (p. 3).
source
1. L'usage des pronoms personnels singuliers et desdéictiques au sein de l'énonciation
L'usage de "je" discrimine le locuteur vis-à-vis de l'interlocuteur. À chaque fois, ce terme, toujours identique, ne renvoie pourtant jamais au même énoncé, puisqu'ilpermet "l'insertion du locuteur dans un moment nouveau du temps et dans une texture différente de circonstances et de discours" (p. 3).
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Temps entre la langue et le discours
Benveniste montre que situer un évènement dans le temps chronique est une chose
et que l'insérer dans le temps de la langue en est une autre . Pour lui, le temps linguistique
est irréductible, soit au temps chronique, soit au temps physique. Ainsi, le linguiste français
considère qu'il y a un temps spécifique de la langue (1974, 73).
Qu'est-ce qui distingue le temps linguistique des autres notions de temps? "Ce que
le temps linguistique a de particulier c'est qu'il est organiquement lié à l'exercice de la
parole, qu'il se définit et s'ordonne comme fonction du discours. Ce temps a son centre - un
centre, à la fois, générateur et axial - dans le présent de l'instance de la parole" (Benveniste,
1974, 73). Le discours instaure un maintenant, moment de l'énonciation. En opposition au
maintenant, on crée un alors. Ce maintenant est donc le fondement des oppositions de la
langue.
Le temps présent indique la contemporanéité de l'évènement narré et de la
narration . Mais, comme le remarque Benveniste, ce présent, en tant que fonction du
discours, ne peut être situé en aucune division particulière du temps chronique, étant donné
qu'il les admet toutes, en même temps qu'il n'en exige aucune. En effet, le maintenant est
réinventé chaque fois que l'énonciateur énonce, c'est un temps nouveau, encore non vécu, à
chaque acte de parole (1974, 74).
source
et que l'insérer dans le temps de la langue en est une autre . Pour lui, le temps linguistique
est irréductible, soit au temps chronique, soit au temps physique. Ainsi, le linguiste français
considère qu'il y a un temps spécifique de la langue (1974, 73).
Qu'est-ce qui distingue le temps linguistique des autres notions de temps? "Ce que
le temps linguistique a de particulier c'est qu'il est organiquement lié à l'exercice de la
parole, qu'il se définit et s'ordonne comme fonction du discours. Ce temps a son centre - un
centre, à la fois, générateur et axial - dans le présent de l'instance de la parole" (Benveniste,
1974, 73). Le discours instaure un maintenant, moment de l'énonciation. En opposition au
maintenant, on crée un alors. Ce maintenant est donc le fondement des oppositions de la
langue.
Le temps présent indique la contemporanéité de l'évènement narré et de la
narration . Mais, comme le remarque Benveniste, ce présent, en tant que fonction du
discours, ne peut être situé en aucune division particulière du temps chronique, étant donné
qu'il les admet toutes, en même temps qu'il n'en exige aucune. En effet, le maintenant est
réinventé chaque fois que l'énonciateur énonce, c'est un temps nouveau, encore non vécu, à
chaque acte de parole (1974, 74).
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Le texte et le discours
Benveniste travaille à distinguer le « discours », ou le « texte », de la « phrase ». Un discours n’est pas une superphrase, c’est un « énoncé » et un énoncé a un auteur : quelqu’un parle. C’est ainsi que Benveniste pose les bases d’une nouvelle linguistique, celle de l’« énonciation » qui, par exemple, va s’intéresser de près au jeu des pronoms, des démonstratifs, des marques temporelles. Ces mots ont en commun de dépendre d’un « sujet » énonciateur : le contenu du pronom « je » dépend de qui le prononce et comment il le fait ; le contenu du mot « demain » dépend du jour où l’énonciateur parle, etc.
Encore une fois, ce développement se produit aussi en Angleterre, dans la philosophie du langage de John Austin. Mais Benveniste ne lui doit rien. Cette sensibilité aux faits contextuels, volontairement négligés par la linguistique saussurienne et par tous les formalistes ultérieurs, vaudra à Benveniste de dialoguer avec les anthropologues (il fonde la revue L’Homme avec Claude Lévi-Strauss), ainsi qu’avec les philosophes et les historiens des sociétés anciennes. « Le discours, écrit-il, c’est le langage mis en action. » Benveniste est à l’origine de la création d’une école d’analyse du discours encore très active en France en 2007.
L'appareil formel de l'énonciation
Le discours dira-t-on, qui est le produit chaque fois qu'on parle, cette manifestation de l'énonciation, n'est-ce pas simplement la "parole", il faut prendre garde á la condition spécifique de l'énonciation: c'est le acte meme de produire un énoncé et non le texte de l'énoncé qui est notre objet. cet acte est le fait du locuteur qui mobilise la langue pour son compte. La relation du locuteur á la langue détermine les caractéres linguistiques de l'énonciation. On doit le envisager comme le fait du locuteur, qui prend la langue pour instrument, et dans les caractéres linguistiques qui marquent cette relation.
source
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Benveniste le "je" et la langue
La conscience de soi n’est possible que si elle s’éprouve par contraste. Je n’emploie je qu’en
m’adressant à quelqu’un, qui sera dans mon allocution un tu. C’est cette condition de
dialogue qui est constitutive de la personne, car elle implique en réciprocité que je deviens tu
dans l’allocution de celui qui à son tour se désigne par je. […] Ainsi tombent les vieilles
antinomies du “moi” et de l’“autre”, de l’individu et de la société. […] C’est dans une réalité
dialectique englobant les deux termes et les définissant par relation mutuelle qu’on découvre
le fondement linguistique de la subjectivité
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m’adressant à quelqu’un, qui sera dans mon allocution un tu. C’est cette condition de
dialogue qui est constitutive de la personne, car elle implique en réciprocité que je deviens tu
dans l’allocution de celui qui à son tour se désigne par je. […] Ainsi tombent les vieilles
antinomies du “moi” et de l’“autre”, de l’individu et de la société. […] C’est dans une réalité
dialectique englobant les deux termes et les définissant par relation mutuelle qu’on découvre
le fondement linguistique de la subjectivité
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L'héritage linguistique de Benveniste
Emile Benveniste propose plusieurs développements contemporains de la linguistique structurale mêlant histoire, psychanalyse, philosophie, logique, etc. Il distingue deux types d'usage de la langue : cognitif (la langue est utilisée pour émettre des jugements indépendants du locuteur) et énonciatif. Le linguiste prend à bras-le-corps le problème de la parole et du contexte dans lequel il est énoncé. Il devient un théoricien qui cherche à comprendre comment se produit le sens dans le discours ordinaire. Son approche reste structuraliste mais il prend en compte les situations et les personnes qui parlent. Pour cela, Benveniste travaille à distinguer le « discours » ou le « texte » de la « phrase ». Selon lui, un discours est un « énoncé » avec un auteur : quelqu’un parle. C’est ainsi que Benveniste pose les bases d’une nouvelle linguistique, celle de l’« énonciation » qui va s’intéresser de près au jeu des pronoms, des démonstratifs, des marques temporelles. Par exemple, le contenu du pronom « je » dépend de qui le prononce ; le contenu du mot « demain » dépend du jour où l’énonciateur parle, etc. « Le discours, écrit-il, c’est le langage mis en action. » A l’opposé de l’école comportementaliste, Benveniste démontre que la parole humaine, contrairement au langage animal, ne peut être simplement réduite à un système de réponse à un stimulus. Cette sensibilité aux faits contextuels vaut à Benveniste de dialoguer avec les philosophes et les historiens des sociétés anciennes. Ainsi, cet éminent linguiste est l’un des promoteurs en France de la sémiotique générale (théorie des signes et symboles culturels, en particulier littéraires) qui étudie la production, la codification et la communication de signes et pas seulement des mots. Il examine le rapport entre langue et culture, la fonction de communication du langage, les structures syntaxiques, morphologiques et phonétiques d’un langage, les embrayeurs, l’énonciation, etc.
La subjecticité et le discours
La subjectivité, en tant que notion, suggère ce qui a rapport à la personnalité du sujet parlant, à ses impressions, à son affinité, à ses états de conscience.
Benveniste voit dans cette notion "l'unité psychique qui transcende la totalité des expressions qu'elle assemble, et qui assure la permanence de la conscience" 1966: 260). La subjectivité est donc la capacité du locuteur à se poser comme sujet (Ibid :269).
Suivant le raisonnement de Benveniste, subjectivité et langage sont intimement liés. Le langage, dit-il, est la "possibilité de la subjectivité" qui en constitue "une propriété fondamentale" (263).
K-Orecchionni est aussi de cet avis, qui croit qu'"aucun lieu langagier n'échappe à l'emprise de la subjectivité" (: 117). La même idée se retrouve chez Ricoeur pour qui le langage est un mode d'être dans l'être" (1969:261).
La subjectivité parait ainsi inhérente à l'exercice même du "langage qui contient toujours les formes linguistiques appropriées à son expression" (Benveniste 1966: 263).
Le discours
La grande extension du concept discours le rend difficile à appréhender. Tantôt, il est synonyme de la parole au sens saussurien, tantôt il désigne un message pris globalement.
Dans l’œuvre de Benveniste (1966), il est défini comme "toute énonciation supposant un locuteur et un auditeur et chez le premier l’intention d’influencer l’autre en quelque manière" (p.242).
Chez Jaubert (1990), c'est "du langage en situation" (p.22). Selon Widdowson, c’est "l’utilisation d’énoncés en combinaison pour l’accomplissement d’actes sociaux" (dans Kramsch, 1984, p.10).
Avec Kerbrat-Orecchioni, il s’agit de "langage mis en action" (dans Bougnoux, 1993, p.219), tandis que du point de vue de Maingueneau (1976), "le discours n’est pas un objet concret offert à l’intuition, mais le résultat d’une construction (…), le résultat de l’articulation d’une pluralité plus ou moins grande de structurations transphrastiques, en fonction des conditions de production" (p.16).
S’il est difficile de circonscrire le discours à travers cette diversité de définitions, il y a néanmoins une évidence : "le discours ne peut être défini comme une unité linguistique, mais qu’il résulte de la combinaison d’informations linguistiques et situationnelles" (Roulet, Filliettaz et Grobet, 2001, p.12).
Aussi, concluons-nous que le discours implique un acte langagier d’où émergent un texte, un contexte et une intention. Le discours est donc une entité complexe ayant une dimension linguistique (en tant que texte), une dimension sociologique (en tant que production en contexte), et une dimension communicationnelle (en tant qu’interaction finalisée).
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